question aux clarinettistes expérimentés
question aux clarinettistes expérimentés
Je me demandais si en dehors du travail des partitions d'orchestre ou de soliste vous faisiez des exercices en plus tous les jours comme gammes, exercices de mécanisme, sons filés?
Et comment vous travaillez les suraigus?
merci d'avance pour vos réponses
Et comment vous travaillez les suraigus?
merci d'avance pour vos réponses
Talitha,clarinettiste depuis l'âge de 9 ans
C'est quoi les partitions d'orchestre?
Je fais pas de classique, je joue pas souvent de la musique écrite difficile, et je bosse pas ça. Par contre, oui, je travaille presque tous les jours de la technique (klosé, mécanisme donc), et depuis pas longtemps le suraigu de la clar basse, et des morceaux, trad et du jazz, que je joue en concert. Je fais très peu de sons filés parce que ça ve gave, mais je devrais sans doute.
Pour bosser le suraigu, j'essaie de le placer dans un contexte : genre gamme jouée lentement tout en haut, pour avoir une cohérence de justesse et de nuance. Je gagne les notes une par une, quand une est bien connue je passe à la suivant, mais chez moi c'est pas dans l'ordre. A la basse j'ai do do# ré mi fa mais pas encore ré#. C'est la suivante, mais je suis pas assez à l'aise encore.
jp
Je fais pas de classique, je joue pas souvent de la musique écrite difficile, et je bosse pas ça. Par contre, oui, je travaille presque tous les jours de la technique (klosé, mécanisme donc), et depuis pas longtemps le suraigu de la clar basse, et des morceaux, trad et du jazz, que je joue en concert. Je fais très peu de sons filés parce que ça ve gave, mais je devrais sans doute.
Pour bosser le suraigu, j'essaie de le placer dans un contexte : genre gamme jouée lentement tout en haut, pour avoir une cohérence de justesse et de nuance. Je gagne les notes une par une, quand une est bien connue je passe à la suivant, mais chez moi c'est pas dans l'ordre. A la basse j'ai do do# ré mi fa mais pas encore ré#. C'est la suivante, mais je suis pas assez à l'aise encore.
jp
« la quantité d'énergie nécessaire pour réfuter des sottises […] est supérieure d'un ordre de grandeur à celle nécessaire pour les produire » Loi dite de Brandolini
- Kuntzmann Gérard
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Pour les suraigus, la première chose à faire je pense, c'est de ne pas se dire que c'est très difficile, comme tout, ça prends du temps. Monter petit à petit comme l'a dit jp et sans se faire mal.
J'ai une explication à apporter mais il ne faut surtout pas se prendre la tête après avec tout ça.
Je pense qu'il est important de bien comprendre comment fonctionne la clarinette dans ses différents registres. C'est peut être juste un rappel, mais sans savoir qu'elle niveau tu as... Je vais essayé d'être assez clair et accessoirement pas trop chiant
Le 1 er registre va du mi grave au sib 3ème ligne, ce sont les fondamentales et les "notes de gorge" à partir du sol.
Le 2ème registre va du si 3ème ligne au do aigu 2lignes au dessus de la portée : ça sont les mêmes doigtés (plus la clé 12) que les fondamentales mais un intervalle de douzième au dessus d'où le nom de cette clé, "clé 12".
Quand on joue les fondamentales, on peut déjà entendre les notes du 2ème registre sous formes d'harmonique et le fait d'appuyer sur la clé 12 déclenche cette harmonique.
Je pense que ça nous est déjà tous arriver de faire un si 3ème ligne et ça, sans appuyer sur la clé 12. Ceci est du à la gorge qui joue un rôle important. si on joue assez détendu, la gorge va bouger et s'ouvrir naturellement au fur et à mesure que l'on monte dans l'aigu, on peut le voir si on joue devant un miroir.
Et ensuite, il y a le registre des suraigus qui va du do# au contre ut,voir plus. Je ne sais pas si c'est le cas de tout le monde, mais pour moi, c'est le registre qui consomme le moins d'air.
Pour ma part, je le divise en 2 parties : du do# au sol, et une 2ème partie qui démarre au sol#.
Pourquoi en 2 parties... Il y a dans la première partie, comme dans le 2ème registre, une logique de doigtés, et c'est encore une question d'harmonique.
Si on fait un la grave et qu'il est riche en harmonique, on peut entendre le mi du 2ème registre et le do# suraigu.
Donc on fait un la grave, on appuie sur la clé 12 pour déclencher l'harmonique ce qui donne un mi, et si on lève l'index gauche, on déclenche un autre harmonique, et on est au do# suraigu.
La même chose pour les autres.
- donc la . mi . do# et ainsi de suite
- sib . fa . ré.
- si . fa# . ré#
- do . sol . mi
- do# . sol# . fa
- ré . la . fa#
- mi . si . sol
Sauf que à partir du re suraigu, on ajoute la clé 4 sinon, ça sonne bas.
Pour les notes à partir du sol# suraigu, il n'y a plus de logique, ce sont des doigtés qui peuvent être différent d'une clarinette à l'autre.
Pour allez un peu plus loin dans l'explication, il y a un autre aspect qui rentre en jeu pour être à l'aise dans le suraigu : la pince au niveau de l'embouchure.
Le but étant au final de pouvoir attaquer des suraigus très piano tout en ayant la même embouchure que pour le grave, donc sans pincer et sans fatigues.
Et pour cela, il faut être "centré", savoir exactement où diriger l'air dans la clarinette.
Pour proposer un autre exercice, on peut travailler les "canards". Si on fait un "canard", outre un problème de bouchage avec les doigts, c'est que l'on a dirigé l'air dans la bouche comme pour faire un suraigu et la note qui apparaît est généralement fausse puisque ce n'est pas le bon doigté.
Pour se rendre compte, on peut faire un sib aigu, et faire un canard dessus, ça nous donne un fa# suraigu juste, je m'en sert assez souvent dans des enchainements.
Donc pour travailler, j'alterne un coup sur deux, canard et vraie note sans rien changer à part la prononciation dans la bouche.
Voilà pour ma vision de la chose. C'est de la théorie, et rien d'autre, donc avant tout, il faut jouer et se faire plaisir.
J'ai une explication à apporter mais il ne faut surtout pas se prendre la tête après avec tout ça.
Je pense qu'il est important de bien comprendre comment fonctionne la clarinette dans ses différents registres. C'est peut être juste un rappel, mais sans savoir qu'elle niveau tu as... Je vais essayé d'être assez clair et accessoirement pas trop chiant
Le 1 er registre va du mi grave au sib 3ème ligne, ce sont les fondamentales et les "notes de gorge" à partir du sol.
Le 2ème registre va du si 3ème ligne au do aigu 2lignes au dessus de la portée : ça sont les mêmes doigtés (plus la clé 12) que les fondamentales mais un intervalle de douzième au dessus d'où le nom de cette clé, "clé 12".
Quand on joue les fondamentales, on peut déjà entendre les notes du 2ème registre sous formes d'harmonique et le fait d'appuyer sur la clé 12 déclenche cette harmonique.
Je pense que ça nous est déjà tous arriver de faire un si 3ème ligne et ça, sans appuyer sur la clé 12. Ceci est du à la gorge qui joue un rôle important. si on joue assez détendu, la gorge va bouger et s'ouvrir naturellement au fur et à mesure que l'on monte dans l'aigu, on peut le voir si on joue devant un miroir.
Et ensuite, il y a le registre des suraigus qui va du do# au contre ut,voir plus. Je ne sais pas si c'est le cas de tout le monde, mais pour moi, c'est le registre qui consomme le moins d'air.
Pour ma part, je le divise en 2 parties : du do# au sol, et une 2ème partie qui démarre au sol#.
Pourquoi en 2 parties... Il y a dans la première partie, comme dans le 2ème registre, une logique de doigtés, et c'est encore une question d'harmonique.
Si on fait un la grave et qu'il est riche en harmonique, on peut entendre le mi du 2ème registre et le do# suraigu.
Donc on fait un la grave, on appuie sur la clé 12 pour déclencher l'harmonique ce qui donne un mi, et si on lève l'index gauche, on déclenche un autre harmonique, et on est au do# suraigu.
La même chose pour les autres.
- donc la . mi . do# et ainsi de suite
- sib . fa . ré.
- si . fa# . ré#
- do . sol . mi
- do# . sol# . fa
- ré . la . fa#
- mi . si . sol
Sauf que à partir du re suraigu, on ajoute la clé 4 sinon, ça sonne bas.
Pour les notes à partir du sol# suraigu, il n'y a plus de logique, ce sont des doigtés qui peuvent être différent d'une clarinette à l'autre.
Pour allez un peu plus loin dans l'explication, il y a un autre aspect qui rentre en jeu pour être à l'aise dans le suraigu : la pince au niveau de l'embouchure.
Le but étant au final de pouvoir attaquer des suraigus très piano tout en ayant la même embouchure que pour le grave, donc sans pincer et sans fatigues.
Et pour cela, il faut être "centré", savoir exactement où diriger l'air dans la clarinette.
Pour proposer un autre exercice, on peut travailler les "canards". Si on fait un "canard", outre un problème de bouchage avec les doigts, c'est que l'on a dirigé l'air dans la bouche comme pour faire un suraigu et la note qui apparaît est généralement fausse puisque ce n'est pas le bon doigté.
Pour se rendre compte, on peut faire un sib aigu, et faire un canard dessus, ça nous donne un fa# suraigu juste, je m'en sert assez souvent dans des enchainements.
Donc pour travailler, j'alterne un coup sur deux, canard et vraie note sans rien changer à part la prononciation dans la bouche.
Voilà pour ma vision de la chose. C'est de la théorie, et rien d'autre, donc avant tout, il faut jouer et se faire plaisir.
Comme on dit, chauffer c'est tricher!! Et travailler aussi je crois.talitha a écrit :Je me demandais si en dehors du travail des partitions d'orchestre ou de soliste vous faisiez des exercices en plus tous les jours comme gammes, exercices de mécanisme, sons filés?
J'essaye de faire des pauses de son tout les jours, j'ai trouvé un jeu sympa, je mets le métronome à 60 et je fais mi 20 sec. Fa 21 secondes, fa# 22 .... Début dans le piano et grand crescendo à la fin, histoire de cracher un peu les poumons. Mais pour se mettre en condition, c'est pas mal. Et après, je chauffe les doigts avec des exercices.
merci beaucoup pour vos réponses, jp, en parlant de partitions d'orchestre je pensais aux œuvres que l'on joue lorsqu'on est dans un orchestre.
Merci beaucoup chticlar pour tes précieuses explications. Pour répondre à ta question concernant mon niveau, je pense avoir un niveau amateur correct, j'ai 10 ans de conservatoire puis quelques expériences d'orchestre, harmonie, musique de chambre mais j'ai encore beaucoup à apprendre et beaucoup de progrès encore à faire.
Merci beaucoup chticlar pour tes précieuses explications. Pour répondre à ta question concernant mon niveau, je pense avoir un niveau amateur correct, j'ai 10 ans de conservatoire puis quelques expériences d'orchestre, harmonie, musique de chambre mais j'ai encore beaucoup à apprendre et beaucoup de progrès encore à faire.
Talitha,clarinettiste depuis l'âge de 9 ans
Pour moi ça dépend tu temps que j'ai.
En ce moment c'est rare, je me concentre seulement sur les morceaux que je bosse. Et quand j'ai le temps, j'en profite pour travailler les trucs qui m'ont gênés sur les dits morceaux, en trouvant ou créant les exercices adéquats.
C'est super important de savoir quels sont ses défauts, et bosser en conséquence, plutôt que faire des exercices comme ça sans trop réfléchir à leur utilité.
Pour les suraigu, comme le dit tactus, c'est bien. Va faire un tour aussi dans la méthode de Marchi, étude des harmoniques et du suraigu, c'est pas mal
En ce moment c'est rare, je me concentre seulement sur les morceaux que je bosse. Et quand j'ai le temps, j'en profite pour travailler les trucs qui m'ont gênés sur les dits morceaux, en trouvant ou créant les exercices adéquats.
C'est super important de savoir quels sont ses défauts, et bosser en conséquence, plutôt que faire des exercices comme ça sans trop réfléchir à leur utilité.
Pour les suraigu, comme le dit tactus, c'est bien. Va faire un tour aussi dans la méthode de Marchi, étude des harmoniques et du suraigu, c'est pas mal
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Clarinaute
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Clarinaute
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Ezran a écrit :On en parle brièvement sur le forum ici :
http://www.clarinette.net/forum/phpBB3/ ... f=2&t=5931
Ok, je vais essayer de trouver ça. Sinon, ça consiste en quoi "en gros" ? Vu la façon dont vous en parlez ça a l'air miraculeux pour l'aigu
"Et ensuite, il y a le registre des suraigus qui va du do# au contre ut"
A ma connaissance (et d'après les définitions des dictionnaires) le contre-ut est le do 2 lignes supplémentaires au-dessus de la portée en clef de sol. Celui à 5 lignes supplémentaires est le double contre-ut.
A ma connaissance (et d'après les définitions des dictionnaires) le contre-ut est le do 2 lignes supplémentaires au-dessus de la portée en clef de sol. Celui à 5 lignes supplémentaires est le double contre-ut.
- Clarinette sib Buffet Crampon RC, becs Vandoren B45 point, 5JB, anches Rico royal, ligature Rovner Van Gogh ;
- Orgue d'église ;
- Compositions, arrangements, MAO, écriture de partitions avec Finale.
- Orgue d'église ;
- Compositions, arrangements, MAO, écriture de partitions avec Finale.
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Clarinaute
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Oui, tout le monde avait compris.. Je voulais simplement dire que le double contre-ut se situe une octave au-dessus du contre-ut à 2 lignes supp.Clarinaute a écrit :6ème intervalle: 5ème ligne c'est le siEbene671 a écrit :"Et ensuite, il y a le registre des suraigus qui va du do# au contre ut"
Celui à 5 lignes supplémentaires est le double contre-ut.
- Clarinette sib Buffet Crampon RC, becs Vandoren B45 point, 5JB, anches Rico royal, ligature Rovner Van Gogh ;
- Orgue d'église ;
- Compositions, arrangements, MAO, écriture de partitions avec Finale.
- Orgue d'église ;
- Compositions, arrangements, MAO, écriture de partitions avec Finale.