Le travail personnel à la maison
Re: Le travail personnel à la maison
Salut Jp ! Je t'ai rencontré à Chichiliane en 2012 ! Bon, je t'envoie la suite en mp...
Alto Selmer avec bec B40, ligature Rovner et anches V classiques 1,5 (également : sopranos ut E11 et sib Colorature Concert avec bec BD4)
Re: Le travail personnel à la maison
Pour moi pas de travail, que de l'envie: tous les jours
De la gamme jusqu'à 3 altérations en détachés, liés, 2 détachés-2 liés et inversement (difficile pour mon ptit cerveau):15 min
Ensuite je cherche un morceau à préparer selon mon niveau "estimé" par mes soins pour mon prof de conservatoire qui n'a aucune pédagogie et qui me parle pendant 30 minutes de sa vie ou de ses anecdotes du moment (sur un cours de 45 min):15 min
Puis je prépare sérieusement le cours de mon autre prof que je ne vois que tous les 15 jours sur des morceaux de la méthode de Laske vol3, ou un mozart pour débutant: 30min
Ensuite je désespère d'avoir un son merdique, un prof (sur 2) qui ne me sert à rien, qui est bipolaire/cyclothymique, et d'être totalement débile et inadapté à l'éducation musicale: pas mal de temps jusqu'au lendemain.
Mais je reviens toujours au son tant aimé de la clarinette sur des morceaux que je (il me semble) maîtrise pour la beauté du timbre: le reste du temps
De la gamme jusqu'à 3 altérations en détachés, liés, 2 détachés-2 liés et inversement (difficile pour mon ptit cerveau):15 min
Ensuite je cherche un morceau à préparer selon mon niveau "estimé" par mes soins pour mon prof de conservatoire qui n'a aucune pédagogie et qui me parle pendant 30 minutes de sa vie ou de ses anecdotes du moment (sur un cours de 45 min):15 min
Puis je prépare sérieusement le cours de mon autre prof que je ne vois que tous les 15 jours sur des morceaux de la méthode de Laske vol3, ou un mozart pour débutant: 30min
Ensuite je désespère d'avoir un son merdique, un prof (sur 2) qui ne me sert à rien, qui est bipolaire/cyclothymique, et d'être totalement débile et inadapté à l'éducation musicale: pas mal de temps jusqu'au lendemain.
Mais je reviens toujours au son tant aimé de la clarinette sur des morceaux que je (il me semble) maîtrise pour la beauté du timbre: le reste du temps
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Paulo34172
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Re: Le travail personnel à la maison
Salut J.P
Comme tu le dis la Noblet à plateaux c'était le bon choix. J'avance petit à petit et lorsque je bloque j'arrête et je reprends un peu plus tard.
Mais , il m'arrive souvent de me mélanger les pinceaux et d'employer les doigtés du sax, c'est un reflexe mais ça m'énerve.
Et toujours aussi les doigtés que l'on doit prendre à gauche et d'autres à droite.
Comme tu le dis la Noblet à plateaux c'était le bon choix. J'avance petit à petit et lorsque je bloque j'arrête et je reprends un peu plus tard.
Mais , il m'arrive souvent de me mélanger les pinceaux et d'employer les doigtés du sax, c'est un reflexe mais ça m'énerve.
Et toujours aussi les doigtés que l'on doit prendre à gauche et d'autres à droite.
Re: Le travail personnel à la maison
Je parie que je vais battre le record de la section : je joue en moyenne environ 2 heures par mois (!) et encore pas toujours...
Avantage indiscutable : mes anches durent trèèèèès longtemps..
(Blague à part, depuis le Covid les sollicitations sont devenues rares et la clarinette n'est pas mon instrument principal.)
Avantage indiscutable : mes anches durent trèèèèès longtemps..
(Blague à part, depuis le Covid les sollicitations sont devenues rares et la clarinette n'est pas mon instrument principal.)
- Clarinette sib Buffet Crampon RC, becs Vandoren B45 point, 5JB, anches Rico royal, ligature Rovner Van Gogh ;
- Orgue d'église ;
- Compositions, arrangements, MAO, écriture de partitions avec Finale.
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- Nicolas Buxi MERLE
- Dieu grec
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Re: Le travail personnel à la maison
Wow, je vais faire tâche sur le forum là...
Le mot "Travail" me file des boutons, je déteste le travail ou disons je déteste faire ce que je n'aime pas.
Au boulot, je fais ce qu'on me demande, vu que je suis payé pour j'essaye de faire au mieux, mais une fois chez moi je ne veux pas entendre parler de travail.
J'ai un gros poil dans la main et laisse rapidement tomber si ça ne me donne pas du plaisir.
Du coup, voilà, je ne "travaille" pas mon instrument chez moi, ni nul part ailleurs.
Ma "méthode de travail", si on peut parler d'une méthode et de travail, c'est de repérer des morceaux qui me plaisent ou des thèmes musicaux qui m'intéressent et j'essaye de les retrouver sur ma clarinette. Ou d'autres fois, je me passe de la musique et j'essaye d'improviser par dessus.
Certains morceaux vont bien dans le même registre, d'autres à cheval entre deux registres, cela me vont bien car ils m'obligent à travailler les passages de registre. C'est une manière de travailler sans avoir l'impression de travailler et donc ça, ça me va bien.
Je suis tout sauf un exemple à suivre, normalement il faut travailler avec une méthode, faire des gammes etc... bah je ne fais rien de tout ça.
C'est pas bien, je ne progresserais sans doute pas comme je le devrais. Voilà.
Concernant la fréquence de travail, c'est très irrégulier. Par moment j'ai envie de jouer tous les jours, et je joue tous les jours autant que je le peux (de 2h à 4h voir plus), par moment je peux passer une semaine sans jouer.
Le mot "Travail" me file des boutons, je déteste le travail ou disons je déteste faire ce que je n'aime pas.
Au boulot, je fais ce qu'on me demande, vu que je suis payé pour j'essaye de faire au mieux, mais une fois chez moi je ne veux pas entendre parler de travail.
J'ai un gros poil dans la main et laisse rapidement tomber si ça ne me donne pas du plaisir.
Du coup, voilà, je ne "travaille" pas mon instrument chez moi, ni nul part ailleurs.
Ma "méthode de travail", si on peut parler d'une méthode et de travail, c'est de repérer des morceaux qui me plaisent ou des thèmes musicaux qui m'intéressent et j'essaye de les retrouver sur ma clarinette. Ou d'autres fois, je me passe de la musique et j'essaye d'improviser par dessus.
Certains morceaux vont bien dans le même registre, d'autres à cheval entre deux registres, cela me vont bien car ils m'obligent à travailler les passages de registre. C'est une manière de travailler sans avoir l'impression de travailler et donc ça, ça me va bien.
Je suis tout sauf un exemple à suivre, normalement il faut travailler avec une méthode, faire des gammes etc... bah je ne fais rien de tout ça.
C'est pas bien, je ne progresserais sans doute pas comme je le devrais. Voilà.
Concernant la fréquence de travail, c'est très irrégulier. Par moment j'ai envie de jouer tous les jours, et je joue tous les jours autant que je le peux (de 2h à 4h voir plus), par moment je peux passer une semaine sans jouer.
Re: Le travail personnel à la maison
salut à toustes !
il y a bien longtemps que je n ai pas écris ici ^^^
mais quand on me parle de travail je renvoie toujours au latin tripaliare, signifiant tourmenter, torturer avec le trepalium pas trop la joie donc sauf quand on parle de clarinette. d ailleurs j ai remplacé la yam 450 contre une rc et j avoue quelle m a apporté facilité et nuances plus subtiles mais bon, quand je ... bosse j essaie d améliorer mes lacunes : mécanisme gammes avec klosé ou autres .
mon embouchure laisse a desirer je suis tombé sur le vademecum de paul jeanjean qui me permet de rester bien concentré dessus.
j aime bien faire la premiere étude de frederic berr pour le piqué ou le stacato
puis de temps en temps du jazz, du trad à l oreille le plus souvent je pense que c est important
je ne joue pas autant que je le voudrai mais quand j arrive a faire deux cessions par semaine d une heure et demi le matin et l aprem je considere que c est déjà pas mal.
je ne sais pas quoi dire de plus sur le sujet pour l instant , c est toujours plaisir de vous lire !
il y a bien longtemps que je n ai pas écris ici ^^^
mais quand on me parle de travail je renvoie toujours au latin tripaliare, signifiant tourmenter, torturer avec le trepalium pas trop la joie donc sauf quand on parle de clarinette. d ailleurs j ai remplacé la yam 450 contre une rc et j avoue quelle m a apporté facilité et nuances plus subtiles mais bon, quand je ... bosse j essaie d améliorer mes lacunes : mécanisme gammes avec klosé ou autres .
mon embouchure laisse a desirer je suis tombé sur le vademecum de paul jeanjean qui me permet de rester bien concentré dessus.
j aime bien faire la premiere étude de frederic berr pour le piqué ou le stacato
puis de temps en temps du jazz, du trad à l oreille le plus souvent je pense que c est important
je ne joue pas autant que je le voudrai mais quand j arrive a faire deux cessions par semaine d une heure et demi le matin et l aprem je considere que c est déjà pas mal.
je ne sais pas quoi dire de plus sur le sujet pour l instant , c est toujours plaisir de vous lire !
C est peu d aimer, il faut aimer tous les jours. L on devient heureux qu a force de constance. Fabre d Eglantine.
Re: Le travail personnel à la maison
je joue en général 2 heures par jour, voire plus pendant les vacances. Comme j'ai du temps, je peux arriver à 3 heures ou un peu plus. J'ai débuté, seul,
il y a 5 ans. J'avais vaguement joué dans ma jeunesse, y'a 45 ans ...
Seul de seul avec la méthode Klosé.
J'aime les mélodies, donc, je travaille peu ou pas mes gammes (sauf parfois pour monter au La, Sib ou Si en suraigus). Clar E13 bec Vandoren M 30 et anches 56 rue Lepic force 3. Avant d'aller au travail le matin, je joue 20 minutes, et je peux arriver à 30.
Toujours au métronome, d'abord à - 20 % par rapport au rythme préconisé, puis je monte progressivement. Avec des morceaux de plus en plus difficiles. Je suis un bourrin : capable de rester en vacances 3 heures dans la même journée sur un morceau "jusqu'à ce que ça passe".
Une simple erreur ? J'arrête, je recommence. Prise de tête. Tant pis, on refait.
Et puis le même morceau le lendemain (mais moins), puis les jours suivants jusqu'à maîtriser le truc. Comprendre ce qu'il y a dans la tête du compositeur. Piger le morceau. Après, ça passe tout seul.
J'ai enfin un prof depuis 6 mois, qui a mis en place le rythme sur différents tempos, différentes mesures, les attaques de notes, mettant en avant que la vitesse n'était pas un problème pour moi.
Je suis studieux, volontaire, motivé, mais entre nous, pas très doué. Je fais du joli travail, je "me" joue de la musique, le son est assez bon, mais je serais totalement incapable de jouer sans partition.
J'adore jouer des trucs pas faciles en duo avec mon prof : du bon travail et des sons bien calés; on dirait presque à une seule clar.
Mais une interprétation, un jeu au feeling, sans morceau devant moi et sans métronome, je suis nul. Tant pis. Faut accepter son niveau.
Je progresse lentement. Je joue peu à peu plus détendu, moins à l'arrache. Je ne travaille pas mes gammes mais peux refaire 30 fois un passage difficile d'une partition. Enfin, si, je bosse quand même les doigtés spéciaux.
il y a 5 ans. J'avais vaguement joué dans ma jeunesse, y'a 45 ans ...
Seul de seul avec la méthode Klosé.
J'aime les mélodies, donc, je travaille peu ou pas mes gammes (sauf parfois pour monter au La, Sib ou Si en suraigus). Clar E13 bec Vandoren M 30 et anches 56 rue Lepic force 3. Avant d'aller au travail le matin, je joue 20 minutes, et je peux arriver à 30.
Toujours au métronome, d'abord à - 20 % par rapport au rythme préconisé, puis je monte progressivement. Avec des morceaux de plus en plus difficiles. Je suis un bourrin : capable de rester en vacances 3 heures dans la même journée sur un morceau "jusqu'à ce que ça passe".
Une simple erreur ? J'arrête, je recommence. Prise de tête. Tant pis, on refait.
Et puis le même morceau le lendemain (mais moins), puis les jours suivants jusqu'à maîtriser le truc. Comprendre ce qu'il y a dans la tête du compositeur. Piger le morceau. Après, ça passe tout seul.
J'ai enfin un prof depuis 6 mois, qui a mis en place le rythme sur différents tempos, différentes mesures, les attaques de notes, mettant en avant que la vitesse n'était pas un problème pour moi.
Je suis studieux, volontaire, motivé, mais entre nous, pas très doué. Je fais du joli travail, je "me" joue de la musique, le son est assez bon, mais je serais totalement incapable de jouer sans partition.
J'adore jouer des trucs pas faciles en duo avec mon prof : du bon travail et des sons bien calés; on dirait presque à une seule clar.
Mais une interprétation, un jeu au feeling, sans morceau devant moi et sans métronome, je suis nul. Tant pis. Faut accepter son niveau.
Je progresse lentement. Je joue peu à peu plus détendu, moins à l'arrache. Je ne travaille pas mes gammes mais peux refaire 30 fois un passage difficile d'une partition. Enfin, si, je bosse quand même les doigtés spéciaux.
Re: Le travail personnel à la maison
Membre récent du forum je passe du temps à scruter ce qui s'est déjà dit et suis notamment tombé sur ce sujet très intéressant et notamment le message ci-dessus, je me suis dit que ça vaudrait le coup de le remonter pour d'autres lecteurs.Oliv a écrit : ↑31 mai 2021, 23:07 Je réveille ce topic en le centrant sur la séance de travail à la maison du débutant, qui est peut-être différente de celle des clarinettistes confirmés, lesquels ont eu le temps de bien établir leurs repères, et sans doute leur plaisir à travailler longtemps et souvent.
Cadre de mes réflexions :
- j'ai commencé il y a 8 mois, avec un prof (sauf pendant les confinements) que je vois tous les 15 jours pendant 1h ou 1h30 (1/2h au début, j'ai eu 11 cours à ce jour)
- je travaille tous les jours, en 3 séances d'1h à 1h30 (au début c'était 10 min, puis 20, 30...)
- j'ai une clarinette sib BC E13, un bec M 30, une ligature optimum, des anches V de force 2
- je travaille sur 5 supports papier : L'apprenti clarinettiste de Sylvie Hue, Cartes postales de Jean-François Verdier (avec CD), la Méthode Complète de Hyacinthe Klosé, Jazz Attitude de Jean-Marc Allerme (avec CD) et Initiation à Mozart de Guy Dangain (les 2 premiers sont de mon choix, les 3 suivants proposés par ma prof)
- ayant joué d'autres instruments auparavant, j'avais déjà des bases de solfège ; en revanche une maladie handicapante m'oblige à jouer assis et me donne des mains faibles (ce qui me gêne sur un seul point à la clarinette pour le moment : les bascules sur la clé 10)
Repères glanés auprès de ma prof, sur ce forum, dans un bouquin (points souvent lus et entendus, mais il m'a fallu en comprendre la pertinence pour l'intégrer à ma pratique) ou provenant de ma réflexion :
- chercher le plaisir avant tout : pas seulement pour éviter le stress inutile ou la lassitude et fatigue qui découragent, mais surtout pour goûter au maximum toutes les joies qui se présentent dans une séance ordinaire de travail (je suppose que même confirmé un musicien passe le plus clair de son temps seul avec son instrument, c'est donc bien dans cette solitude musicale que le plaisir est à trouver)
- pour favoriser ce plaisir, privilégier la sonorité à la vitesse (toujours plus facile à augmenter ensuite), la qualité de la sonorité étant un motif de jouissance immédiate
- porter son attention sur la détente (des lèvres, de la gorge, des doigts) : les efforts physiques réellement demandés sont faibles, mais la multiplicité des points sur lesquels il faut se concentrer crée un affolement qui nous fait exercer des tas d'efforts parasites
- prévoir de nombreux moments où la vue (sens dominant) est neutralisée (yeux fermés, dans la vague, ou dans la pénombre) au profit des autres sens, afin de me concentrer sur la sonorité, les sensations tactiles des coussinets des doigts, kinesthésiques des articulations qui fonctionnent à l'économie (en particulier l'indépendance annulaire/auriculaire), les perceptions dans la gorge, les lèvres (un son qui sort en desserrant la pince) le ventre (quelle joie la première fois où, montant une gamme les yeux fermés, j'ai perçu les modifications de ma colonne d'air à chaque note) tout cela pour une difficulté à travailler isolément et sans partition, jouer un morceau de mémoire, ou une improvisation (où l'on retrouve ce sentiment de découverte de l'instrument, et de son corps avec lui)
- le plaisir provient aussi pour moi de la régularité, comme une sorte de rituel, d'ascèse qui permet la naissance de plaisirs subtils : d'abord un petit moment d'impro et une étude de Verdier pour me chauffer et privilégier la sonorité, puis un jazz d'Allerme parce que c'est ce que je préfère, et le Mozart pour finir par le plus exigeant pour mes lèvres ; un peu plus tard, 5 à 6 études de Sylvie Hue (parfois une leçon entière), car c'est clairement ce qui me fait le plus progresser (et certaines sont vraiment magnifiques); puis un long moment d'impro la nuit, avant ou après les passages difficiles vus dans la journée, ou les gammes et exercices de mécanisme de Klosé ; mais cette belle organisation change souvent, dès qu'elle ressemble à une routine je la bouscule pour écouter mon envie la plus forte, par exemple une session entière consacrée au jazz, ou à Verdier, ou aux anciens morceaux de Sylvie Hue que j'ai cochés dans le livret parce qu'ils me plaisent particulièrement
Sur un nouveau morceau (ou étude, exercice), je m'organise pour aller à l'essentiel :
- au lieu de me jeter dessus à l'arrache, j'anticipe : regard sur la tonalité (l'armature), le rythme, les altérations accidentelles, le thème...
- je déchiffre lentement en essayant de tout mettre en place pour ne pas graver d'erreur dans la mémoire ; une fois entendue la succession des notes, je les chante dans le rythme avant de les jouer (et je refais quand ça bloque), afin de pouvoir les entendre avant de les jouer et que ma colonne d'air puisse se régler d'elle-même
- j'annote ma partition au fur et à mesure des difficultés qui se révèlent : altération que j'oublie, doigté D ou G particulier, flèche pour signaler une respiration à respecter ou un temps à tenir jusqu'à son terme (noire ou silence...), j'inscris un C au-dessus des notes qui canardent (généralement des notes de gorge), un S (pour souffle) au-dessus de celles qui ne sortent pas (généralement sur un Si après bascule au clairon) pour penser à pousser du ventre ; dans la marge, je pointe les lignes à travailler particulièrement, et souligne les passages difficiles pour me concentrer dessus et ne pas reprendre à chaque fois la totalité du morceau (facture d'usure de l'oreille et de l'envie)
- je recherche en amont la cause d'un cafouillage (par exemple une erreur de rythme à la mesure précédente qui m'a désorganisé et gêné pour ajuster ma colonne d'air)
- je joue à un rythme qui favorise la fluidité, je n'utilise le métronome qu'un peu plus tard, souvent juste sur la cadence (sans préciser le temps, c'est moins stressant en cas d'erreur) et pas longtemps, je préfère ensuite un discret battement de mon pied, le métronome me servant surtout à me recaler et à voir où j'en suis par rapport à la cadence demandée
- parfois je joue sans souffler, pour mémoriser l'enchaînement les doigtés en économisant mon souffle
Bon, ça parait très bien sur le papier, mais des fois je fais complètement autre chose, en oubliant mes beaux repères.
Et j'ai fait des choix personnels qui peuvent être discutables (surtout le dernier) :
- j'ai demandé à travailler davantage sur une méthode plus progressive (celle de S Hue) et à diminuer les doses de Klosé et Mozart, difficiles à mon niveau
- je reste sur une anche faible parce que je préfère jouer plus longtemps et gérer les canards avec ma colonne d'air que de m'essouffler, même si le son est un plus nasillard (merci à Dim qui semble défendre les anches faibles sur le forum)
- je détache plus souvent sur le palais que sur l'anche parce que j'en ai marre de passer mon écouvillon, j'espère que j'enverrai moins d'eau dans mon bec au fur et à mesure de ma progression (merci à Polymétis pour son schéma qui m'a fait découvrir cette possibilité)
Voilà. J'attends avec curiosité vos avis, vos questions, vos critiques (voire vos sarcasmes), vos validations, que vous soyez débutants ou confirmés, et surtout le récit de votre organisation personnelle...
Je suis assez stupéfait du temps que les différents intervenants ont à consacrer à l'instrument. J'ai déjà du mal à caser une grosse demi-heure pour répéter après le travail sans jouer le soir ce qui ne serait pas correct vis a vis des voisins. D'ailleurs ceux qui jouent une heure par jour ou plus j'imagine que vous êtes en maison individuelle ?
Je viens de commencer mon apprentissage, je commence à réaliser la difficulté de l'exercice, et c'est un peu inquiétant. L'embouchure, le doigté, la respiration, le rythme ça fait trop de choses à gérer en même temps donc j'enchaine les cafouillages, je me braque et me frustre. Peut-être devrais-je un peu plus lire la partition avant de m'y atteler, comme je suis encore sur des choses toutes simples j'ai tendance à jouer direct et suis comme en réaction sur chaque note à jouer.
Re: Le travail personnel à la maison
Tout apprendre en même temps me paraît difficile... Avant qu'un point devienne automatique, il faut le travailler avec un contrôle conscient, et si tu essaies de contrôler consciemment l'embouchure, le doigté, la respiration, le rythme et la lecture de la partition, ça fait beaucoup pour un seul cerveau ! Essaie plutôt de travailler chaque point séparément. Par exemple le rythme peut être travaillé sans instrument, ou alors en jouant toujours la même note. Et au début, mieux vaut jouer lentement sans erreur et aller plus vite ensuite, que jouer trop vite et y arriver une fois sur trois, sinon tu vas ancrer tes erreurs et tu auras du mal à t'en défaire.flo a écrit : ↑08 oct. 2025, 22:17
Je viens de commencer mon apprentissage, je commence à réaliser la difficulté de l'exercice, et c'est un peu inquiétant. L'embouchure, le doigté, la respiration, le rythme ça fait trop de choses à gérer en même temps donc j'enchaine les cafouillages, je me braque et me frustre. Peut-être devrais-je un peu plus lire la partition avant de m'y atteler, comme je suis encore sur des choses toutes simples j'ai tendance à jouer direct et suis comme en réaction sur chaque note à jouer.
Ça fait des étapes et des détours, mais à l'arrivée tu es gagnant (et moins frustré).
Re: Le travail personnel à la maison
Merci, mais c'est là où ça devient abstrait. L'embouchure ça se travaille en jouant, la respiration aussi, et il me semblait que le rythme aussi. Je comprend pas trop comment travailler chaque point séparément.Le Bb a écrit : ↑09 oct. 2025, 06:37 Tout apprendre en même temps me paraît difficile... Avant qu'un point devienne automatique, il faut le travailler avec un contrôle conscient, et si tu essaies de contrôler consciemment l'embouchure, le doigté, la respiration, le rythme et la lecture de la partition, ça fait beaucoup pour un seul cerveau ! Essaie plutôt de travailler chaque point séparément. Par exemple le rythme peut être travaillé sans instrument, ou alors en jouant toujours la même note. Et au début, mieux vaut jouer lentement sans erreur et aller plus vite ensuite, que jouer trop vite et y arriver une fois sur trois, sinon tu vas ancrer tes erreurs et tu auras du mal à t'en défaire.
Ça fait des étapes et des détours, mais à l'arrivée tu es gagnant (et moins frustré).
Re: Le travail personnel à la maison
Le rythme : un métronome + tes mains (ou un djembé, ou un triangle, etc) feront l'affaire, pas besoin de clarinette pour ça.
L'embouchure et la respiration : tu peux les travailler sur une seule note, ou sur un enchaînement de notes que tu maîtrises déjà (une gamme de sol majeur par exemple). L'idée n'est pas de ne faire qu'un truc à la fois, l'idée est juste de se concentrer sur une seule difficulté à la fois, le reste étant déjà à peu près acquis.
L'embouchure et la respiration : tu peux les travailler sur une seule note, ou sur un enchaînement de notes que tu maîtrises déjà (une gamme de sol majeur par exemple). L'idée n'est pas de ne faire qu'un truc à la fois, l'idée est juste de se concentrer sur une seule difficulté à la fois, le reste étant déjà à peu près acquis.
Re: Le travail personnel à la maison
BonjourLe Bb a écrit : ↑09 oct. 2025, 10:14 Le rythme : un métronome + tes mains (ou un djembé, ou un triangle, etc) feront l'affaire, pas besoin de clarinette pour ça.
L'embouchure et la respiration : tu peux les travailler sur une seule note, ou sur un enchaînement de notes que tu maîtrises déjà (une gamme de sol majeur par exemple). L'idée n'est pas de ne faire qu'un truc à la fois, l'idée est juste de se concentrer sur une seule difficulté à la fois, le reste étant déjà à peu près acquis.
J'allais répondre un truc du genre, en précisant que normalement c'est le boulot d'un prof que de proposer des exercices qui se focalisent sur un aspect particulier du travail…
E.
« Finalement, j’ai rencontré une brouette, et j’ai pensé qu’elle me prêterait une oreille attentive. » Lewis Carroll