Aïe, ça pique !!!
Dans mon esprit, l'improvisation doit, entre autres, faire ressortir une couleur en concordance avec l'accord joué derrière. 2 possibilités s'offrent à nous :
1-jouer le mode qui colle à l'accord : Par exemple, dans un II-V-I, on va jouer le mode dorien sur le II => je déroule les notes du mode, et puis je me débrouille pour atterrir sur une des notes de l'accord suivant (avec une petite note de passage ou pas, ou tout autre artifice...), et je change de mode (pas forcément de tonalité d'ailleurs)
2-Utilisation des guides tones : je me débrouille pour coller une tierce (ou une septième) pour faire le lien avec l'accord suivant (c'est à dire une septième, et une tierce respectivement). Évidemment, dans cet exemple là, on ne recouvre pas tous les cas de figure (les accords de Sixte, les enchainements d'accord un peu plus exotiques...mais bon, disons que l'idée est d'apporter de la fluidité harmonique en faisant coller une suite d'accord entre eux à l'aide de notes cibles proche d'1/2 ton...c'est en tout cas ma compréhension des guides tones.
Ce qui me chagrine, c'est qu'on a l'impression que ces 2 approches sont distinctes : la 1ère s'apparente plus à une impro avec des gammes, et la 2ème s’apparente plus à une pratique des accords. 2 approches différentes pour un seul objectif : donner la "bonne" couleur à l'improvisation. D'ailleurs, on sent bien que l'approche modale est plus récente dans l'histoire du Jazz, que celle des guide tones qui me semble plus être de l'époque be-bop. Une historien de la musique saura peut-être me corriger si je dis une bêtise
Je ne parle même pas des modes plus complexes, comme ceux des gammes diminuées, ou altérées...ou là, j'ai juste l'impression que les guides tones, ne servent plus à rien du tout...en moi même, je prie trèèèès trèèèès fort pour qu'avec un peu de chance, à la fin de la mesure, ça me fait tomber sur la bonne note de l'accord suivant (sinon, j'en rajoute 1 ou 2 pour finir ma phrase...enfin bon...c'est pas très sérieux, et faut être honnête...ça ne sonne pas beaucoup beaucoup...)
Alors, du coup, ma question est : "tout ça est très bien, mais comment fait-on pour bien faire ressortir la couleur dans l'impro ?"
Et si en plus, vous avez des exemples (jazz ou classique, ou autre...)sonores...vous feriez de moi un homme heureux
Merci d'avance pour votre aide,
Bises,
Fabrice